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"label eau de pluie" : pour une gestion durable des eaux pluviales

L'eau de pluie est une ressource, pour l'air et le climat, le végétal, le sous-sol, et l'homme
Un nouveau contexte
Des inondations éparses mais récurrentes, une disponibilité et une qualité de l'eau potable parfois préoccupantes, des réseaux coûteux en investissement et en fonctionnement, des stations d'épuration que les eaux pluviales perturbent car elles diluent les eaux usées et empêchent leur traitement...

La généralisation des débits limites de rejets d'eau pluviale des parcelles (privées) depuis ces dernières années : les nouveaux aménagements doivent retenir les eaux pluviales générées par les surfaces minérales (parkings, allées, toitures...) dans le temps de la pluie, à des niveaux parfois très faibles, qui imposent des capacités de rétention très importantes.

 
Pour devenir écologique et mieux garantir la qualité de l'eau, la gestion des eaux pluviales vient questionner les urbanismes contemporains  
Concevoir un aménagement qui gère l'eau de manière écologique, c'est-à-dire préserve au mieux son cycle naturel tout en satisfaisant aux usages humains modifie profondément la manière d'aborder l'urbanisme, le paysage, l'ingénierie, l'architecture. Il s'agit d'appréhender l'eau comme une matière biologique, physique, chimique, qui évolue dans le temps, de prendre en compte l'effet des formes et matières des espaces qui la reçoivent sur sa qualité.

Il s'agit également d'identifier et de comprendre les échanges qui ont lieu dans l'écosystème global du site entre les ressources naturelles, l'eau avec le sol et le sous-sol, le végétal, mais aussi l'énergie et le climat, et de séparer le moins possible l'eau de ce milieu naturel et ouvert. L'eau est le régulateur climatique fondamental dans la nature. De son côté elle a besoin de cet écosystème (sol-air-végétal-sous-sol-climat..) pour maintenir sa qualité, sa disponibilité en tant qu'eau potable également. Pour cela on différentie les eaux propres des eaux salies, on apporte des solutions spécifiques aux différents types de pollution.
Nouveaux métiers ? Oui : l'objectif environnemental fait appel à des approches scientifiques 
qui jusque-là n'étaient pas présentes dans la chaine de production de l'aménagement. De l'hydraulique, peut-être nécessaire pour gérer des écoulements d'eau à grande échelle, on passe à la nécessité d'intégrer la biologie, la chimie, et un certain empirisme lié à l'eau, c'est-à-dire une compilation d'observations et d'expériences. Si sa transparence nous le fait probablement oublier, l'eau est en réalité une matière très complexe, bien loin de se réduire à "H20".

Environnementalistes de métier, menant depuis plus de dix ans des conceptions d'aménagement, des expertises sur la gestion de l'eau à l'occasion de projets urbains ou architecturaux, paysagers, voire industriels, nous ressentons le besoin que se constitue un "label eau de pluie" : notre volonté est d'attirer l'attention des professionnels et des acteurs sur la nécessité de veiller à l'effet des mises en oeuvre sur la qualité de l'eau et la gestion de ses quantités, de mettre au point les concepts adaptés à chaque site et chaque programme pour y parvenir. 

Ainsi il n'y a pas une réponse formelle, ni même un panel de réponses techniques répertoriées de manière définitive, à plaquer dans chaque projet, comme tend à le faire penser la classique déclinaison noues - récupération - bassins filtrants...
L'essentiel du travail à réaliser consiste à l'inverse à reconnaître et étudier les spécificités du site (géographiques, géologiques, chimiques, ...) et les besoins du programme qu'il doit recevoir, et à définir à partir de là, en symbiose avec la démarche de conception spatiale, des modes de gestion de l'eau adaptés, qui vont permettre de garantir une juste répartition de ses quantités et une maîtrise de sa qualité
.
Ainsi tout comme l'architecte, l'urbaniste et le paysagiste produisent un projet spécifique à chaque site, l'environnementaliste doit répondre lui aussi par une organisation propre au site, et à ses usages et ses besoins. 
 
Un label eau de pluie garantissant une qualité de résultat et d'entretien
Cette gestion de l'eau de pluie en milieu ouvert a fait l'objet de réalisations européennes exemplaires, basées sur la prise en compte du fonctionnement bactériologique de l'eau, de ses besoins en oxygène, de sa dynamique interne très particulière, du rôle du végétal, du sol et du sous-sol.
  Le "label eau de pluie" se fixe comme objectif :
- de rejeter au réseau, et pas seulement dans le temps de la pluie, le minimum d'eau pluviale, d'eau de surface, d'eau de nappe
- de donner à l'eau dans le projet une place qui garantisse sa qualité biologique, chimique, en plus du fait qu'elle gère les flux en présence
- de préserver la ressource en eau, en optimisant le retour des eaux pluviales "propres" au végétal et aux nappes phréatiques dans de bonnes conditions, en évitant de percer et creuser les sous-sols au voisinage des nappes, en recyclant les eaux propres, et principalement pluviales, vers des usages s'inscrivant dans des normes de qualité*, pour réduire les consommations d'eau potable.
 

Rétention paysage
 * Les normes de qualité DIN (Allemagne) existaient antérieurement à l'arrêté du 21 août sur la récupération de l'eau pluviale. Elles sont différentes, plus complètes. Un point de contradiction existe entre les 2 : l'arrêté impose une vidange annuelle de la citerne, les normes DIN l'interdisent plus qu'une fois tous les 10 ans pour rendre possible une épuration complémentaire à l'intérieur de la citerne par le biofilm (Prescriptions recyclage)
Le "label eau de pluie" s'appuie sur les normes allemandes, et le travail de concepteurs allemands tels que Herbert Dreiseitl, avec leurs objectifs de :
0 rejet d'eau pluviale au réseau, gestion des eaux pluviales dans le paysage et restitution au milieu naturel
Recyclage maximal des eaux de toiture, de certaines eaux "grises"
Qualité optimale de l'eau produite à partir de l'intégration de son fonctionnement bactériologique et de sa dynamique interne dans les choix d'aménagement  



Projets et réalisations








 Une goutte d'encre se développe en spirale à la surface de l'eau, révélant une figure typique de sa dynamique interne : la spirale